Avis | Le Consentement

Le Consentement | Vanessa SPRINGORA

Avis de :  @le_mot_sur_le_gateau 

Quand le Livre, considéré comme un objet de culture, peut muter en instrument de torture.

Quand l’écriture rédemptrice répond à l’écriture du vice, au déni général au nom de la fameuse distinction entre l’Homme et l’Artiste dans le milieu dit intellectuel.
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Est-ce-que la loi du talion délivre, libère, permet de respirer à nouveau ? Tout dépend. De l’œil et de la dent sans doute.

Car il est de ces combats qui semblent perdus d’avance tant les armes sont inégales, tant la puissance du collectif pressurise et devient arbitre de qui a gagné et qui a perdu. Pourtant.
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Vanessa SPRINGORA s’est placée, à mon sens, au-dessus de tout cela et n’a pas succombé, loin de là.

Utiliser l’arme qu’elle a en commun avec son bourreau pour la retourner contre lui et « prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre ». Mais en l’utilisant autrement. Sans l’imiter.

En se distinguant par l’élégance de détails qui éloignent de la facilité et la bassesse dont elle a été victime et qu’elle reprochait à l’autre.

Faire le choix (ou était-ce une nécessité pour supporter l’insupportable ?) de la distance via une narration essentiellement indirecte pour ne pas se laisser aller au vice de la stricte reproduction d’échanges épistolaires et ébats intimes jetés aux lecteurs pour les nourrir de justifications et preuves inutiles.
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Quand Vanessa SPRINGORA écrit sur le Consentement avec un grand C, c’est donc sans doute pour crier que le mot nu de sa majuscule est muet. Elle questionne le grand consentement, le propre, pas le commun.

Il est pourtant une condition substantielle du contrat au moins moral qui unit au moins deux êtres. Il est défini par la loi. Alors quand elle ne semble plus rien pouvoir, il reste les mots pour Communiquer, Crier.

Et enfin changer de Camps. Car c’est elle la victime, n’en déplaise aux conciliants.

🍒🍒🍒🍒/5

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